Partage autour de la Méditerranée | |
tourisme solidaire en TunisieUne fois notre retour presque digéré, on se rend compte que l'on n'a pas été suffisamment explicite sur le gîte de Gafsa, en Tunisie. Nous avons donc passé 10 jours dans cette maison située dans un quartier de la petite ville de Gafsa. Cela a été l'occasion de toutes les rencontres que l'on a relatées autour du club Unesco de Gafsa et d'une immersion dans la société Tunisienne, loin des sentiers du tourisme de masse mais proche de sites magnifiques (cf nos articles sur Gafsa). Le gîte est constitué de trois chambres doubles, un salon, une salle à manger, une salle de bain, une cuisine équipée le tout entouré d'un jardin. Il peut accueillir 6 à 8 personnes, pour 200 € la semaine Aminat vous prodigue toute sorte de conseils pour l'organisation de votre séjour et vous met en relation avec ses partenaires locaux.
la salle à manger
les chambres
le salon
la terrasse
la cour Pour plus de renseignements, vous pouvez contacter Jeanine Garnier au 02.51.83.91.27
Publié à 08:39, le 1/4/2009, Gafsa Mots clefs : Retrouver nos pénatesLe retour
Puis vient l’heure de remonter. Cap nord ouest. Les parents ne sont pas très motivés mais les enfants trépignent d’impatience à l’idée de revoir leurs copains (à moins que ce ne soit les professeurs, allez savoir !) Une dernière petite pause chez Nicolas à Brive-la-Gaillarde en guise de sas de décompression.
Puis ce sont les retrouvailles avec famille et amis… Nous avons encore tant de choses à nous dire.
Nous retrouvons une maison toute propre et décorée : un vrai bonheur. Une douche chaude, du chauffage, une chambre par enfant, une machine à laver… ça aide à laisser la vie de nomade que nous avons tant aimée. Bientôt l’école, le boulot, le quotidien… Nous allons reprendre mais pas tout à fait comme avant, avec des images plein la tête de toutes les personnes rencontrées, de tous les paysages parcourus. Nous sommes maintenant contactables au 09.53.53.22.85 si le coeur vous en dit... A bientôt
Publié à 09:29, le 20/1/2009, Saint-Herblain Mots clefs : On doit être hors saisonDu 9 au 14 janvier
Nous quittons Barcelone sous une pluie battante. Après quelques kilomètres dans la montagne, nous nous arrêtons parmi les vignes. Les enfants ressentent l’appel de la bergerie. Sans le soleil (ni internet) la motivation pour continuer le voyage s’amenuise. Heureusement, dès le lendemain, nous retrouvons le soleil et la méditerranée avec paëlla et riz noir (à l’encre de seiche) en prime, plus personne ne parle de rentrer.
Nous descendons jusqu’à Taragone où nous trouvons une belle cathédrale bien gardée par ses gargouilles et une crêperie (il ne manque que le cidre).
Nous rejoignons le cap Salou pour admirer nos derniers couchers de soleil, seuls sur la plage, les pieds au chaud.
Les mystères de la géographie : le soleil se couche sur la méditerranée, en Espagne...
Publié à 08:53, le 20/1/2009, Tarragone Mots clefs : 2009Vous avez été nombreux à nous envoyer des messages pour 2009. Nous profitons du blog pour vous faire une réponse collective : merci pour vos voeux. Merci aussi à tous ceux qui nous ont envoyé des messages tout au long de notre voyage. Notre aventure touche à sa fin mais nous aurons plaisir à vous revoir et vous en raconter plus de vive voix.
Nous espérons avant tout que 2009 permette au Proche Orient de retrouver le chemin de la Paix. Nos yeux se sont éloignés mais notre coeur reste proche de tous ceux que nous avons rencontrés dans cette région. Publié à 11:20, le 8/1/2009, Barcelone Mots clefs : semaine citadineDu 3 au 9 janvier
Une semaine à Barcelone, à découvrir et redécouvrir les œuvres Gaudi, à vivre au rythme espagnol, à déambuler dans les rues, à déguster la cuisine catalane et partager le quotidien de Bruno.
au parc Güell
Dégustation d'un chocolate
Le marché couvert Sant Antoni
La torre Agbar, dessinée par Jean Nouvel
Soirée Polnaref ou ciné 3D ?
Nous avons fêté les rois : traditionnellement, ce sont eux qui apportent les cadeaux aux petits espagnols (et pas le père Noël). Ils arrivent, en bateau dans le port de Barcelone. Ils sont accueillis par le maire qui leur donne les clefs de la ville grâce auxquelles ils vont déposer les cadeaux dans chaque maison (en fonction de la lettre que chaque enfant leur a envoyée !).
Semaine marquée, aussi, par la manifestation en soutien au peuple palestinien à Barcelone. Une pensée également aux amis libanais suite aux échos d’un nouveau conflit israëlo-hesbolah … Evènement hebdomadaire plus heureux : nous fêtons mes 42 ans autour d’un repas concocté par les enfants et Vincent.
Nous avons un peu prolongé notre séjour chez Bruno, peu pressés que nous étions de retrouver la fraîcheur de notre camping-car. En plus ici il y a la wifi, alors nos loustics ont vite repris les mauvaises habitudes… Publié à 10:42, le 8/1/2009, Barcelone Mots clefs : quelques enigmesVoici des photos énigmes venant d’un site libyen, Mais à quoi peuvent donc avoir servir ces trucs là ?
Publié à 09:54, le 7/1/2009, dans grand jeu du voyage, Libye Mots clefs : Fin d'année en bonne compagnieDu 27 décembre au 3 janvier 2OO9
Une semaine à se raconter ce que l’on a manqué en France (beaucoup d’éducation nationale !), à parler du voyage, à visiter aussi les environs : Sant Llorens de la Muga, Cadaquès,
Bol d'air à la pointe de Creuz
Figuéres et le musée Dali.
Nous avons aussi fêté le passage à l’an 2009 bien sûr.
Puis les copains ont repris le chemin de la Loire-Atlantique et du boulot. Nous n’avons pas boudé notre plaisir à prendre la route dans l’autre sens, vers Barcelone pour quelques jours avec Bruno dans cette ville magique.
Publié à 09:45, le 7/1/2009, Figueres Mots clefs : retour en EuropeSamedi 27 décembre
Nous débarquons à Gênes et nous roulons toute la journée pour arriver en Espagne. Cela fait vraiment bizarre de se retrouver en France, il faut nous réhabituer à la conduite européenne. Théotime dit depuis l’autoroute « les hyper U c’est hyper grand », mais nous continuons a bouder les grandes surfaces. Nous dégustons des sandwichs : pain frais, jambon, reblochon, ça faisait longtemps. En arrivant à la douane espagnole, ce ne sont pas les douaniers qui nous impressionnent mais les amas de neige sur les bas côtés. Aucun doute : nous sommes bien de retour en Europe.
Heureusement les routes sont dégagées et nous arrivons comme prévu à 19 h 30 au gîte de San Lorenz de la Muga où les copains nous attendent autour d’une bonne flambée et d’un apéro bien mérités.
Publié à 09:37, le 7/1/2009, Gênes Mots clefs : Derniers jours en AfriqueMercredi 24 décembre Visite du musée du Bardo, à Tunis. De magnifiques mosaïques et quelques très beaux bronzes datant de l’époque où l’Afrique du nord était sous domination romaine.
Nous rejoignons ensuite Sidi Bou Saïd : joli petit village tout en blanc et bleu. De belles portes et de jolis bougainvilliers.
Nous préparons ensuite le réveillon et décorons le camping car. C’est étrange de se savoir le 24 décembre et de ne voir aucun signe de Noël. Comme dit Théotime : on dirait qu’ils ne se rendent pas compte que c’est Noël.
Nous rejoignons ensuite notre nid douillet pour une soirée animée par les jeux des uns et des autres : vache qui tâche et autres classiques ou moins classiques nous font vivre une soirée bien agréable.
Jeudi 25 décembre
Cette fois-ci on y est. Les cadeaux n’ont pas trouvé de sapin au pied duquel se mettre mais ils ont trouvé des destinataires. Coup de fil aux familles pour être un peu de la fête.
Vendredi 26 décembre
Nous quittons l’Afrique, par un temps magnifique. Dernière douane, derniers douaniers tatillons, dernière course au tampon manquant. Nous embarquons à bord du Carthage pour traverser la Méditerranée, autour de laquelle nous tournons depuis bientôt 6 mois. En soirée, la mer s’agite et nos estomacs ne font pas les fiers.
Publié à 09:24, le 7/1/2009, Tunis Mots clefs : tunis Joyeux noël et Bonne annéeDepuis la Tunisie, nous vous souhaitons à tous un joyeux Noël. Nous faisons l'expérience de vivre Noël sans la frénésie qui l'entoure en Europe, c'est une expérience intéressante. Pour 2009, nous vous souhaitons une année d'amour, de paix et de partage... Bises ensoleillée... Et à bientôt Publié à 06:52, le 25/12/2008, Tunisie Mots clefs : le nord de la Tunisie et des nouveaux amisDu 15 au 17 décembre Quelques jours de pause, à Nabeul, au bord de la mer dans la camping d'une auberge de jeunesse (ils n'ont pas demandé nos dates de naissance !)
Nous avons retrouvé une météo bretonne avec quelques ondées et une température fraîche. Nous visitons un centre d’artisanat soutenu par l’état : poterie, sculpture sur cuivre, vannerie,…
Les enfants travaillent et nous reprenons le footing sur la plage.
Jeudi 18 décembre
Nous partons vers Kélibia et sa forteresse. La vue est magnifique mais le vent est frais.
Vendredi 19 décembre
La météo et les paysages nous rappellent une péninsule que nous connaissons bien. Nous n’avions pas vu autant de verdure depuis longtemps, et pour cause !
Nous nous arrêtons à Korbous petite station thermale avec sources d’eau chaude, au pied d’une falaise. Nous nous offrons les soins des thermes comme cadeau de Noël : vaporium, bain bouillonnant, massage, piscine,… Nous voici requinqués.
Samedi 20 décembre
Nous nous rapprochons de Tunis, nous allons vers la Goulette, le port de Tunis. Nous regardons d’un air méfiant les bateaux qui partent vers l’Europe : « oh non pas déjà ! on vient juste d’arriver ».
Dimanche 21 décembre
Nous partons visiter la petite capitale de la Tunisie (2 millions d’habitants, avec l’agglomération), par rapport au Caire … il n’y a justement aucun rapport. Les boutiques, les avenues ressemblent étrangement à celles de notre capitale hexagonale. Nous découvrons même notre premier sapin de Noël. C’est une expérience intéressante de passer ce temps de l’avent loin de la frénésie occidentale. On ressent par contre un net changement quand on s’approche de la médina. Nous sommes accueillis par une horde de rabatteurs qui nous ont repérés depuis le parking (éloigné d’un km pourtant) et qui se passent le mot pour nous emmener vers leur boutique. Nous sommes maintenant aguerris et je leur explique fermement que ce n’est pas la peine qu’ils se donnent tout ce mal.
Le labyrinthe des ruelles nous mène, à travers les souks des produits de plus en plus nobles, vers la grande mosquée dont nous ne voyons malheureusement que la cour.
De retour au parking, nous découvrons que notre méditerranéo s’est fait un copain : un deuxième camping-car est garé à côté. Nous faisons la connaissance de Eliot, Ines, Lorenn, Christie et Arnaud : famille avignonnaise partie en voyage depuis trois mois. Et pour quel voyage ? Le tour de la Méditerranée bien sûr ! Les enfants sont ravis de trouver des compagnons et les parents ont deux ou trois trucs à se raconter…
Lundi 22 décembre
Nous partons avec la famille Pasquier pour Bizerte. C’est un joli petit port rempli de petits bateaux de pêche. On sent que l’on n’est plus ici dans le circuit touristique.
Nous visitons ensuite le parc naturel d’Ichkeul. Nous apercevons quelques flamants roses et un sanglier (de loin il est encore énorme). Dans la nuit, Lorenn et Christie ont même entendu un loup.
Nous passons surtout une excellent soirée avec nos amis voyageurs : les parents dans un camping-car, les enfants dans l’autre. Il faudrait la nuit pour avoir le temps de tout se dire.
Mardi 23 décembre
La famille Pasquier part vers d’autres horizons… on repartirait volontiers dans l’autre sens avec eux ! bonne route !
Plus sérieusement, nous remettons nos loulous au travail (ils ont épuisé leur quota de vacances depuis bien longtemps)
Publié à 06:36, le 25/12/2008, Cape Bon Mots clefs : Kairouan et les Medina de la côte estJeudi 11 décembre
C’est sous la pluie que nous découvrons Sfax : la deuxième ville du pays. De belles murailles entourent une médina aux souks populaires qui font le bonheur de nos enfants : on a beau être en pays musulman, ils n’ont pas oublié que Noël pointait son nez. Nous visitons la Dar Jallouli : belle demeure du XVIIème siècle.
Vendredi 12 décembre
En route vers Kairouan, nous nous arrêtons à côté d’une très belle maison dans une bourgade. Une dame vient rapidement nous inviter à venir chez elle. Nous comprenons qu’elle surveille la maison en l’absence des propriétaires qui vivent en Belgique. Elle occupe le sous-sol, son lit et son coin cuisine jouxtent la voiture… Elle vient plusieurs fois dans la soirée nous offrir de l’huile d’olive, des fruits et même de la soupe. Nous n’avons pas pu discuter, faute de parler la même langue et pourtant, que d’échanges. Nous découvrons l’amphithéâtre d’El Jem, qui pouvait, au IIème siècle contenir 35 OOO spectateurs. On imagine très bien ici les jeux du cirque.
Samedi 13 décembre
Nous visitons la ville sainte de Kairouan. La mosquée que Théotime a étudié dans son cours d’histoire date du IXème siècle : aux débuts de l’Islam.
Les ruelles sont magnifiques quoiqu’un peu chargées en marchandises et rabatteurs (qui nous mettent en garde contre les rabatteurs !). Nous testons les makrouds, encore de bien bonnes pâtisseries.
Dimanche 14 décembre
Après une nuit en bord de mer à Monastir, nous découvrons Sousse (3ème ville du pays), ses remparts, sa mosquée, son ribat (monastère-forteresse édifié pour repousser les attaques des chrétiens) et ses souks…
Publié à 05:12, le 17/12/2008, Kairouan Mots clefs : les moutons sont à la fêteDimanche 7 décembre
Veille de l’Aïd el Adha : partout les moutons bêlent avec l’énergie du désespoir. Dans les rues, l’ambiance ressemble à celle d’un 24 décembre chez nous.
Lundi 8 décembre
Dès le lever, nous assistons au rituel « du sacrifice du mouton » avec la famille de Taoufik et Nabiha qui est allée précédemment à la mosquée pour la prière de L’Aïd el Adha. Il faut attendre que l’Imam ait égorgé lui-même son mouton pour que les fidèles l’imitent chez eux.
on vous fait grâce des photos plus trash prises dans le feu de l'action...
Avec ses 3 fils, Touafik s’active en suivant différentes étapes : égorger le mouton en l’orientant vers la Mecque, le gonfler avec une pompe pour détacher la peau de la viande afin de dénuder le mouton. Nos enfants semblent intéressés et impressionnés en posant des questions sur la forme de ballon de baudruche que prend la bête !!! Dure journée pour les moutons du monde musulman… Moment fort où la transmission d’un savoir-faire demande l’attention de chacun afin qu’après « le mariage » les fils revivent le même rituel. Une grande partie de la journée est ensuite consacrée à la cuisine de toutes les parties du mouton. Cette journée de fête devient, par le fait, une grosse journée de travail, surtout pour les femmes. Nous sommes invités chez Farid et sa famille qui vivent l’Aïd comme une obligation plus qu’une vraie journée de fête. Nous dégustons une chorba et des grillades pour lesquelles tout le monde met la main à la pâte. Nous nous baladons ensuite dans les vergers de l’oasis de Gafsa où la saison est à la cueillette des olives. Nos deux ouistitis montent dans les palmiers pour cueillir des dates. Nous visitons une huilerie où les olives sont pressées.
Mardi 9 décembre
Nous retournons dans la palmeraie de Gafsa avec un guide expert : Taoufik. Il cultive, avec ses frères, quelques hectares de vergers et nous partage son savoir : pollinisation des dates, des figues, des pistaches,…
Il nous explique aussi l’irrigation et la gestion de l’eau qui devient de plus en plus chère. Nous cueillons des citrons et des olives.
Mercredi 10 décembre
Après « un au-revoir » au club Unesco, nous quittons le grand gîte d’Aminat pour reprendre la vie à bord du Méditerranéo. Nous faisons route vers Sfax. Publié à 04:41, le 17/12/2008, Gafsa Mots clefs : Retrouvailles tunisiennesVendredi 28 novembreDirection l’île de Djerba aux jolies couleurs (maisons toutes blanches et fenêtres bleues). Le rythme semble agréable en cette période hors-saison avec une température estivale à la « française ».
Les enfants apprécient de retrouver quelques repères : signalisation et indication des autochtones en français (il faut dire que la colonisation est passée par là).Nous retrouvons des camping-cars en nombre ce qui indique la Tunisie comme un pays plus rassurant pour le public « 3ème âge » que l’on croise.Dans les souks les commerçants sont parfois un peu lourds. On nous fait le coup du :«- bonjour, vous me reconnaissez ? je travaille dans votre hôtel. - pas de chance mon coco, on n’est pas à l’hôtel ! »et celui de la ceinture en semi-cuir. On n’a pas su si cela venait d’une demie vache ou d’un croisement entre un mouton et un baril de pétrole. Samedi 29 novembre Nous quittons Djerba par un Bac similaire aux nôtres : comme une impression de déjà vu (non Vincent tu ne prends pas le bac pour La Montagne !).
On n'est pas à Tataouine, mais on n'en est pas loin
Puis, nous prenons la direction de Gafsa où les membres du club UNESCO (partenaire d’AMINAT- asso Nantes/Tunisie) nous accueillent avec un programme de visites et de rencontres.Nous retrouvons aussi l’hiver, sans passer par l’automne, ça surprend et on s’en serait bien passé…Soirée retrouvailles-surprise : la famille de mon frère, Christophe, fait son apparition à la porte du gîte à la grande joie des enfants, à qui on avait caché cette surprise.Beaucoup de choses à se raconter.
En prime, ils nous apportent du beurre salé, du fromage, du vin, des chocolats et même du foie gras : c’est Noël avant l’heure.
Dimanche 30 novembre Vincent s’est tordu la cheville, il ne peut plus poser le pied parterre. On sort les béquilles et il garde bon espoir de pouvoir marcher dans le désert dans deux jours.Matinée cool : les enfants avaient « du retard dans leurs relations » avec leurs cousins et cousines.Découverte de la médina de Gafsa : la casbah construite en 1436 et les piscines romaines entourées de grandes murailles sur lesquelles on peut lire des inscriptions d’époque.
Malheureusement, les deux bassins sont aujourd’hui asséchés (le niveau de la nappe souterraine a diminué à cause de l’irrigation).Nous retrouvons les administrateurs UNESCO autour d’un pot dans le café panoramique de la ville : vue superbe de la palmeraie de Gafsa et coucher de soleil toujours aussi resplendissant. Lundi 31 novembre
Journée sur le circuit des oasis de montagne en frontière de l’Algérie.Après une route désertique où nous croisons des chameaux qui font toujours autant d’effet sur nos « ouailles », nous apercevons la 1ère oasis Tamerza (son vieux village en terre séché et ses cascades).
Pause déjeuner avec un couscous digne de la Tunisie…Puis, direction l’oasis de Mides et ses canyons : tout simplement splendide.
Le village est déserté car les maisons ont été détériorées par les pluies qui fissurent les murs en terre. La route accidentée qui nous mène à la 3ème oasis de Chébika nous rappelle le décor montagneux de Jordanie. Le coucher de soleil qui illumine les roches est d’une beauté sans nom.C’est sur cette route que la révolte du « peuple des mines » s’est déroulée cet été revendiquant l’embauche de jeunes dans les mines de phosphates et de conserver les ressources pour la région.
Soirée à Tozeur où les lumières sur les maisons nous informent qu’une fête s’annonce : nous pensons bien sûr à l’Aïd el Adha (fête de sacrifice du mouton prévue lundi). A chaque coin de rue, un lot de mouton attend d’être vendu : chaque famille en achète pour le préparer selon les rituels de la religion musulmane (atmosphère joyeuse). Mardi 1er décembre Ce matin, nous sommes invités par Farid (enseignant) à venir présenter notre voyage et échanger avec des élèves sur les différences des systèmes scolaires française et tunisienne.Moments riches où nous constatons l’enthousiasme de nos enfants à partager « leurs aventures sur les 3 continents » et l’intérêt que portent les élèves tunisiens à découvrir notamment le vécu de leurs voisins égyptiens.
L’après-midi, nous assistons à un cours de français dans une école gouvernementale. Le français reste une langue difficile à apprendre.L’accueil des élèves est très chaleureux, la communication dans la cours est vive et les embrassades fussent.Le directeur et la professeur nous convie autour d’un pot : nous échangeons sur les conditions scolaires en Tunisie, quelques similitudes avec le système français. Rendez-vous chez le docteur pour Vincent. Verdict : entorse au pied, dommage pour la randonnée de 2 jours dans le désert.Visite du souk de Gafsa mais sous la pluie, si c’est pas malheureux d’avoir de la flotte en décembre : on s’était pas préparé…La chaleur « d’un délicieux couscous » nous a réchauffé avant de rencontrer les artisanes de l’atelier de tissage géré par le club unesco.
Découverte du savoir-faire local transmis entre génération. L’atelier permet de faire vivre 8 femmes qui travaillent sur des métiers à tisser en fer plus performant que le bois et réalisent des tapis sur commande. Certains sont envoyés à Nantes. Direction l’oasis de El Guettar et le village berbère de Sened-Jenel par une route étroite avec vue imprenable sur les montagnes ensoleillées : encore là, nous en avons plein la vue.Nous testons (enfin !) le hammam dans une atmosphère typiquement locale (surtout pour les femmes). Les massages sont énergiques. Nous ressortons allégées d’une couche de peau. Jeudi 4 et vendredi 5 décembre Nous partons pour deux jours de randonnée dans le Sahara. Nous abandonnons Vincent à ses béquilles, la mort dans l’âme.A Sabria, 7 chameaux et 3 chameliers bédouins (pas de fille du…) nous attendent avec tout le matériel nécessaire au campement.Nous alternons marche dans les dunes et dans les steppes.
Magnifique.Pour chaque repas, le pain est cuit dans les cendres et les plats cuits au feu de bois (nous aurons même un couscous le soir, et pas un Garbit).
Quand arrive le soir, la température descend sérieusement. Nos chameliers ne ménagent pas leur peine pour réchauffer l’atmosphère : chant et musique autour du feu. Le ciel étoilé est un vrai spectacle.
ramassage du bois
Quand vient l’heure de rentrer dans nos duvets sous la tente ouverte sur un côté, il faut un sérieux courage. Nous accumulons les couvertures et nous agglutinons les uns aux autres… Il faut être fou, il doit faire entre 5 et 10 degrés dans une humidité maximum due à la pluie de la veille.Deuxième jour de marche : les paysages sont toujours aussi splendides, ça passe trop vite. Samedi 5 décembre Départ vers Paris pour nos invités de la semaine : toujours trop courte mais quel dépaysement.
Les têtes sont bien remplies et le cœur chargé de soleil, il en faudra pour affronter le froid de la capitale dans quelques heures.Journée studieuse pour nous, les vacances sont terminées et la reprise des cours est « un peu difficile ». Il faut rattraper le retard pris dans le travail scolaire pendant cette semaine : petite chute de moral.Nous avons trouvé un remède : soirée crêpes avec le club Unesco pour les remercier de leur accueil chaleureux et partager sur le vécu de notre voyage. Publié à 11:42, le 10/12/2008, Gafsa Mots clefs : traversée expressSamedi 22 novembre
Voici un jour qui fera date dans l’histoire de notre voyage, et pas comme le meilleur. Au lever, nous devons courir après un policier égyptien qui doit nous autoriser à sortir de la frontière ce matin alors que nos visas de sortie datent d’hier : 1er obstacle rondement bien mené par Marie. 2ème obstacle : le camping-car ne veut plus démarrer … pas de panique. 3ème obstacle : 27 heures bloquées à la douane libyenne, on améliore notre score de 6 heures à celle d’Egypte …on s’occupe comme on peut !
Nous retrouvons le guide réservé par les services d’une agence libyenne qui doit régler les formalités douanières. Il est accompagné d’un policier qui, lui aussi, doit nous accompagner (ça, ce n’était pas prévu). La traduction du passeport faite par l’agence en arabe pose problème : elle n’est pas officielle. On nous demande de retourner au Caire pour en refaire une au consulat (20h A/R). Nous refusons. Vu le prix de la prestation (pour 6 jours), on estime que l’agence doit faire son travail. Une journée de palabre qui ne mène à rien mais épuisante ...
On s'occupe comme on peut
Constat que l’absence de touristes à la douane ne permet pas de comparer nos problèmes. Par contre, de nombreuses carcasses de véhicules : peut-être finirons-nous pareils ? Nous dormons dans le flot des camions qui rasent le camping-car (on a connu meilleur sommeil). Au matin, notre guide a carrément disparu, il ne répond pas à nos appels téléphoniques, l’agence non plus. On se sent abandonnés. Que faire ? Retourner en Egypte, mais pour aller où après ? Nous ne voulons pas faire une croix sur la Tunisie et tout ce qui nous attend là-bas. Décision : il nous faut traverser la Libye pour clôturer notre voyage donc Vincent part avec Théotime et Aloïs amadouer les douaniers. Vers 11 h la situation se débloque (on a bien fait de ne pas retourner au Caire). Nous avons les nerfs en pelotes et avons perdu 1 journée 1/2 de visites sur 6 : notre programme se transforme en un tout droit pour la première partie de la Libye : dommage, il paraît que c’est beau la Cyrènaïque. Mais c’est reparti, youpi… Nous refusons de prendre deux personnes supplémentaires dans le camping-car. Le guide nous fausse à nouveau compagnie, nous embarquons le policier : Tahib, qui ne parle ni français ni anglais mais n’en est pas moins sympathique. Nous sommes rentrés en Libye et nous avons commencé la traversée : voilà tout ce qui nous importe. A noter : c’est le premier pays où on ne nous dit pas « welcome » ! c’est un signe.
Lundi 24 novembre
Lever plus tôt car on doit rattraper le retard pris à la douane. Journée sur route défoncée avec en prime notre 1ère tempête de sable.
Les échanges avec notre co-locataire libyen prennent forme malgré le problème de langues. Mais les mots courants traduits en français puis en libyen sont déjà une approche qui créent des liens sympathiques (on s’est jamais senti aussi proche d’un policier…). Sa présence est bienvenue car le peu de signalisation n’est qu’en arabe et les commerçants ne connaissent que le libyen. Faut le reconnaître, on ne le maîtrise pas très bien. Bonne nouvelle de la journée : le plein de gazole s’annonce à 5 euros, j’ai bien dit 5 euros !!! Le guide (personne) joue à cache cache, par contre Tahib, notre policier s’est fait adopter, il nous appelle Papa et Maman… et on est obligé du supporter ça ! Par contre, il regarde Leïla avec des yeux qui ne sont pas ceux d’un frère … il faut dire, il n’a que 18 ans !!!
notre policier fait aussi office d'animateur sportif !
Mardi 25 novembre
Journée de route … encore et toujours pour traverser la Libye jusqu’à Leptis Magna : un des sites romains prestigieux du pays. On commence à ressentir la fatigue des 1200 kms en 2 jours ; les enfants ont besoin de se défouler hors camping-car. Les contrôles policiers sont très fréquents avec des papiers de nos matricules à donner à chaque fois. Notre policier co-locataire note régulièrement des infos, on sent « l’œil de Moscou, non l’œil de Libye » qui observe. Aux ronds points, les portraits de Khadafi nous surveillent aussi. D’après ce que l’on comprend, notre hôte semble avoir apprécié la relation entre nos chefs d’état respectifs … sans opinion, du moins ici .
Mercredi 26 novembre
Parcourir le plus de Kms possibles, voilà l’objectif des journées. D’après les guides (livres), ça a l’air beau la Libye. Enfin autre chose que du bitume, nous visitons Leptis Magna : plus belle ville romaine d’Afrique, en bord de mer. On en a plein les yeux. On se réconcilierait presque avec le pays.
On ne se sent jamais seul en Libye
Jeudi 27 novembre
Dernier jour de Libye : les garçons testent la mer. On retrouve la température de l’atlantique chez nous en été.
L’agence nous offre le resto pour se faire pardonner ses erreurs. Nous passons la frontière Libyenne sans encombre. Entrée en Tunisie en 1 heure nous semble bien cool. Hormis, le bureau de change qui semble avoir déserté le coin, les formalités sont rapides et nous retrouvons le « Bienvenue en Tunisie ». Publié à 11:45, le 7/12/2008, Libye Mots clefs : au rythme d'une oasisDu 16 au 19 novembre Nous goûtons la vie paisible d’une oasis isolée en plein désert égyptien à 300 kms de toute civilisation : ça dépayse ....Ici, les habitants sont berbères et se différencient eux-mêmes des Egyptiens. Caractéristique notoire : ici, on mange du couscous :
Nous nous promenons dans les ruines de l’ancienne fortification de Shali : les murs de sel tombent un peu plus en ruines à chaque averse, même s’il y en a peu ici.
Nous visitons la montagne de la mort et ses nombreux tombeaux dont les plus vieux remontent à l’époque ptolémaïque (IIIème siècle avant J.C.). Les enfants reconnaissent les dieux égyptiens sur les peintures.
Nous nous baladons dans les palmeraies, les enfants nous lancent des « hellos joyeux ».
Par contre les contacts avec les femmes sont impossibles : elles sont toutes voilées des pieds à la tête qu’elles cachent entièrement derrière un tissu noir et se déplacent le plus souvent à l’arrière de charrettes tirées par un âne et conduites par le mari ou le fils.Marie se lamente de voir cette condition féminine du moins après mariage car Leïla a constaté que les jeunes filles n’ont qu’un foulard ; tout est relatif … Et le clou de notre séjour : une balade en 4X4 dans les dunes de sables avec ensablement … la totale ! (en souvenir de l’enlisement enneigé avec Jef et Jacques).
on n'était pas orienté vers la Mecque !
Sensations fortes assurée. Lotfi, notre chauffeur s’amuse comme un petit fou en montant et en descendant des pentes à 50 %. Nous, nous ne sommes pas toujours très fiers, surtout quand Aloïs est sérieusement secoué à l’arrière et se fait mal au dos.Il nous emmène jusqu’à une source d’eau froide puis une deuxième d’eau chaude où nous pouvons faire trempette dans un jacuzzi aménagé au milieu des dunes : dépaysement assuré.
Nous terminons par un repas dans un campement en plein désert au milieu de jardins irrigués.
Après 5 jours de calme, nous reprenons la route vers la frontière égypto- libyenne que nous atteignons vendredi soir pour effectuer toutes les formalités côté Egypte.Nous constatons avec plaisir que nous n’avons eu aucun gros souci en Egypte alors que c’était un des points sensibles du voyage… super. Publié à 04:27, le 6/12/2008, Siwa Oasis Mots clefs : RETOUR AU BORD DE LA MEDITERRANEEDimanche 9 novembre
Nous visitons la bibliothèque d’Alexandrie : ce n’est plus la merveille de l’Antiquité mais un bâtiment moderne. Les enfants resteraient bien quelques heures le nez dans un livre. Nous passons ensuite une soirée aux petits soins de la famille de Sana : nous dégustons de délicieux chaussons à la viande fabriqués par Khaled (son frère) et cuits chez le boulanger.
Lundi 10 novembre
Nous visitons le parc Monzana et le château du roi Farouk, du moins l’extérieur car il sert encore comme résidence d’été pour le président de la « république ». Et Sana ne nous a pas négocié une invitation à prendre le thé !!! Charme d’une ville côtière hors saison. Promenade le long de la corniche avec encore une certaine animation pour un « mois de novembre ». Nous retrouvons la mer méditerranée mais agitée, cette fois, comme un décor d’océan atlantique. Les vagues inviteraient bien les enfants à faire du surf … mais Marie constate que le froid et le retour des pulls nous rapprochent progressivement de chez nous.
Mardi 11 novembre
Les garçons restent dans les tranchées pour soigner leurs maux de ventre et de têtes, les filles partent rejoindre Sara : une espano-irlandaise qui vit à Beyrouth où elle travaille pour une ONG. C’est à ce titre que nous l’avons rencontrée au Caire. Nous visitons le fort Qaït Bey reconstruit sur le site et avec les pierres du pharos (les sirènes du …) et les catacombes de Kom Ash-Shuqqafa. Le tout en VO non sous-titrée, Leïla travaille sa compréhension orale, moi aussi d’ailleurs, les arabes qui parlent anglais sont plus faciles à comprendre que Sara, une vraie anglophone !!!
Mercredi 12 novembre
Journée de pause (cours du cned) et d’au revoir à Sana. Etant donnée la densité de ces derniers jours, nous abandonnons le projet de visiter l’Algad : association soutenue par Partage.
Jeudi 13 novembre
Nous quittons Alexandrie grâce à Khaled : ici, comme au Caire, les indications sont en arabe : dur … dur. Vincent n’est pas au top (sans doute une bronchite après la sinusite), nous utilisons les antibiotiques que nous avons emmenés. Après la sortie compliquée d’Alexandrie, je reprends le volant (que j’avais lâchement abandonné depuis la Syrie). Nous commençons à être rodé : une charrette, tirée par un âne, arrive en sens inverse sur l’autoroute… même pas peur ! La nuit arrive avant Marsa Matrouh, nous nous arrêtons dans un petit village, devant ce qui nous semble être un poste de police.
Vendredi 14 novembre
Nous continuons jusqu’à Marsa Matrouh, ville côtière en direction de la Lybie. La plage est magnifique mais couverte de déchets : quel dommage. Ici, encore plus qu’ailleurs, les policiers sont sur les dents (et sur notre dos). Ils nous trouvent une place puis viennent nous voir 4 fois, nous demandent notre numéro de téléphone, des photocopies de nos passeports, nous appellent sur le portable… au bout d’un moment, ça devient un peu lassant et Vincent leur explique que l’heure du coucher a sonné. A priori, message reçu… Entre la fête au restaurant du coin, avec musique à fond et le chantier qui commence à l’aube le lendemain matin : petite nuit.
Samedi 15 novembre
A peine, avons-nous quitté Marsa Martrouh que le portable sonne. Marie répond gentiment mais on sent un certain ras-le-bol de redire toujours la même chose que la veille à ces messieurs les policiers. Direction l’oasis de Siwa : nous nous enfonçons dans le désert égyptien. 300kms d’une route qui laissait à désirer au début mais qui s’est améliorée ensuite : pour notre plus grand bonheur et celui du camping-car (il n’a plus de secret pour nous !!!) Du sable à droite, à gauche et du silence bien apprécié lors de notre pause du midi : cette virée va nous faire du bien après ces journées dans le brouhaha des villes.
Publié à 01:47, le 19/11/2008, Alexandrie Mots clefs : vers les sirènes du portSamedi 8 novembre
Edward : notre copilote égyptien hors pair nous aide à sortir du Caire et rejoindre la route d’Alexandrie : circulation très dense et anarchique, c’est vrai, il faut être « fou » pour conduire au Caire comme l’indique le guide. Il nous faudra 1 h 30 pour quitter la mégapole puis 3 h pour rejoindre Alexandrie. Vincent a connu des trajets plus sereins : ânes sur l’autoroute, mobylettes à contresens, camions en nombre sur la voie de gauche, piétons candidats aux suicides (c’est peut-être la roulette égyptienne). Pour couronner le tout, nous finissons le voyage après la tombée de la nuit, ce qui ne simplifie pas les choses (les véhicules roulant feux éteints en ville avec peu d’éclairage public). Nous n’en arrivons pas moins à bon port, heureux de découvrir cette célèbre ville (on a chanté quoi à votre avis ?) et de rencontrer la famille de Sana. Encore un accueil chaleureux autour d’un repas de poissons et des chambres douillettes qui nous attendent.
Publié à 07:00, le 12/11/2008, Alexandrie Mots clefs : le caire, la suiteMercredi 5 novembre
Nous rencontrons Madame Dina, responsable des programmes à l’Aheed. Elle nous expose l’ensemble des actions que l’association mène : scolarisation, éducation à la citoyenneté, alphabétisation mais aussi travail sur les droits de l’enfant, lutte contre la maltraitance, émancipation de la femme, lutte contre l’excision (encore très présente dans l’Egypte rurale). Des actions en direction des personnes à handicaps permettent un début d’intégration dans le système scolaire. Cela m’évoque nos réflexions au sein de l’association de parents d’élèves (FCPE) et les échanges avec les enseignantes de St Herblain.
Nous partons ensuite visiter le vieux Caire où une des premières communautés chrétiennes s’est implantée au IVème. Eglises, monastères et synagogues sont concentrées sur 2 kms².
Nous visitons aussi un cimetière, habité, par des vivants : le manque d’habitat fait utiliser tout l’espace urbain (cela entretien l’intergénération).
Quelques courses ensuite dans un petit souk d’artisanat, notamment celui fabriqué dans les ateliers de l’Aheed (ça change des souks touristiques).
Nous finissons par un rendez-vous MSN dans un cybercafé : bonheur de discuter avec familles et copains des enfants (loin des yeux, près du cœur).
Jeudi 6 novembre
Caroline (chargée de communication à l’Aheed) nous interviewe pour relater, sur leur site, notre expérience de voyage et notre regard de l’action menée sur le terrain. Puis nous partons vers le Caire Islamique pour visiter souks et Mosquée. Les garçons achètent leurs sacs pour l’école (mais si on va revenir). Dans le Khan el Kalili, on attend le touriste et on lui saute dessus : nous on fuit. La mosquée El Ashar est magnifique, mélange de genres mamelouk et ottaman : chance pour nous car les autres mosquées ne conviaient pas Marie et Leïla à l’intérieur (Ah, la place des femmes !!!).
Edward nous rejoint et nous présente Maria : une jeune femme qui consacre sa vie aux prisonniers. Beaucoup d’étrangers emprisonnés pour trafic de drogue mais aussi des femmes accusées d’adultère (les hommes, eux, ne vont pas en prison pour cela !). Ils sont quelques visiteurs à accompagner les prisonniers, à les aider à maintenir un lien avec leur famille et à préparer leur sortie.
Maria cherche des soutiens pour pouvoir monter une association et étendre son action. Si vous avez des idées, n’hésitez pas à nous demander ses coordonnées (elle parle très bien français). Nous prenons ensemble un verre dans le café célèbre du vieux Caire « Fishawi », les chichas accompagnent les consommations. Déco digne des cafés de la place St Marc à Venise.
Vendredi 7 novembre
Nous partons à l’assaut des pyramides. Le chauffeur de taxi nous dépose devant la boutique de son copain loueur de chevaux et de chameaux en nous disant que c’est le guichet pour acheter les billets : cela fait partie des enquiquinements du voyage… Le sphinx est plus petit que dans « Astérix mission Cléopatre » mais les pyramides sont bien là, majestueuses. Les enfants ont du mal à comprendre à quoi elles servent.
Nous choisissons de visiter la pyramide de Khephren plutôt que celle de Kheops dont le nombre de visiteurs est limité et le tarif prohibitif. A l’intérieur, le taux d’humidité est saturé, on peine un peu à gravir l’escalier qui mène au tombeau. L’intérieur est un peu décevant.
ils ont fière allure, les policiers !
A l’extérieur, d’un côté la ville du Caire, de l’autre le désert : fabuleux contraste. Nous ne nous attardons pas car Vincent tient une sinusite d’enfer. Il faut dire que la pollution a mis à mal nos défenses immunitaires : nez qui coule et gorge irritée, il paraît que ça fait partie des charmes du Caire. En soirée, Sana (une amie égyptienne et nantaise) nous rejoint. Quelle joie de se retrouver en Egypte. Je (Marie) pars pour un Cairo by nigth avec Sana, sa cousine Reda et l’oncle de 81 ans mais toujours bon pied, bon oeil : tout vient à point à qui sait attendre. A 1 heure du matin, il y a autant de monde dans les rues qu’en pleine journée : Le Caire est une ville qui ne dort jamais.
Publié à 06:27, le 12/11/2008, Le Caire Mots clefs : JEUBravo à Bertrand qui a trouvé l’énigme des vestiges des thermes.
Voici de quoi interroger vos petites cellules grises :
Qu’est ce qui a laissé ses traces dans le sable du désert (pour la 1ère photo) et dans celui de la plage (pour la 2ème photo) ?
Et à qui sont ces ombres ?
Publié à 06:47, le 10/11/2008, dans grand jeu du voyage, Mots clefs : { Page précédente } { Page 1 sur 5 } { Page suivante } |
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