Partage autour de la Méditerranée | |
imersion au KurdistanDimanche 10 août (SANS PHOTOS CA VİENDRA PLUS TARD !) Jour J comme indiqué dans le carnet de bord de Leïla car c’est à 16h que nous retrouvons nos amis au sud de la Turquie.Le trajet nous fait passer d’un paysage de montagne (1700m) à la côte ; retour vers un autre décor de la méditerranée. Traversée de villages avec de nombreux travaux de champs pour un dimanche : battages à l’ancienne, charretées de pailles, installations d’irrigations de maïs en pleine chaleur (ça pousse mais à quel prix !!! il n’est pas toujours facile d’être cohérent en matière d’écologie …) Tout le monde salue au passage, on se retrouve même dans un défilé de mariés, ça mérite quelques coups de klaxon, il nous manque juste le foulard accroché au rétroviseur.Le dimanche, les tracteurs semblent, aussi, réquisitionnés pour transporter l’ensemble de la famille à bon port.Le service public « turquie télécom » semble actif même au fin fond des villages du moins les cabines ont chacune un téléphone (un petit clin d’œil à Michel et son « combat à France télécom »...)Enfin, nous arrivons à 19h…fatigués…mais heureux de revoir nos amis : ils ont loué un appartement dans une station balnéaire Kiskalezi. C’est « un petit village » comme dit Bayram. En effet, immeubles de 10 étages s’agglutinent en front de mer, la concentration est impressionnantes. Direction la plage pour nous rafraîchir, raté, l’eau est « trop chaude ». Il faut dire que les 40° annoncé par Séfat étaient au RDV. On s’excuse sachant que la météo nous a indiqué 15° dans l’Ouest. Promis on vous ramènera « du soleil » en janvier !!!Les retrouvailles avec Guluzar sont émouvantes. Ali est resté auprès de sa maman qui est en phase terminale d’un cancer… autre ambiance.La nuit qui suit nous rappelle la canicule de l’été 2003 : les gars rouspètent car seule leïla a trouvé refuge avec sa copine, Séfat, dans le logement climatisé. Lundi 11 aoûtJournée plage, histoire de se fondre dans la masse (pour fondre, on a fondu… au soleil). Malgré le parasol et la crème solaire, la peau n’aime pas. Sur la plage, passent des marchands de thé, de café, de figues, de mûres et de simits (petits pains au sézame, que les enfants adorent).Petite balade en pédalo avec Mehmet, l’oncle de Guluzar, jusqu’au château de Kiskalezi, au milieu de la mer. La légende raconte qu’un seigneur a construit ce château pour sa fille qu’une prophétie menaçait de mort par la morsure d’un serpent. Un serpent a malgré tout réussi à s’infiltrer dans le château par une corbeille de fruit et la princesse a péri. Journée au rythme des amis turques : ils cohabitent à 15 dans un appartement de location sur la côte + nous 5 ; cela fait du monde mais l’accueil et la gentillesse facilitent…même avec une seule douche !Chacun des membres de la famille de nos amis (quelques soit la génération) veut communiquer. Le turc et le français passent par la langue universelle des gestes. Cela me rappelle le travail éducatif auprès de jeunes sourds à la Persagotière. Sympa !!!Les repas sont préparés par leurs soins et cuits chez le boulanger du coin ensuite place au partage autour d’une grande table.En soirée, virée dans l’animation nocturne de la ville : ça chauffe encore.A 24h, restos, bars mais aussi commerces et encore centres médicaux et pharmacies restent bien animés. On est loin des 35h et de la fermeture des magasins la nuit (nos acquis ont du bon …). Mardi 12 août Nous partons pour Adana, chez les parents de Bayram (le gendre d’Ali et Guluzar). Nous sommes accueillis comme des princes pour un petit déjeuner typique : concombres, tomates, olives, feta, purée d’aubergine, confiture, le tout accompagné de pain et de thé. La maman de Bayram exprime sa frustration de ne pouvoir discuter. Pourtant son sourire exprime la sympathie. Cette femme de 40 ans a eu 9 enfants. Elle reste seule quand son mari part travailler en Irak, comme maçon pour les américains, au péril de sa vie (il est passé à deux doigts d’une bombe et est quasiment sourd maintenant).Nous sommes également servi par une des sœurs de Bayram qui a été mariée à 15 ans. Elle a maintenant 22 ans, 4 enfants et un mari avec lequel elle n’est pas heureuse. Son père s’en mord maintenant les doigts… Prolongation de l’immersion par le jardin du Tonton, une étendue de fruits et légumes (les uns plus gros que les autres) qu’il nous donne à profusion. Un petit clin d’œil au jardin de St Mars et comme le dit Marie : « Papy Pierre aurait su le turc rien qu’en partageant sa passion avec le Tonton ». Des rencontres authentiques chez l’habitant.Puis direction Gazi Antep où nous découvrons la maison de Guluzar et Ali qui souhaitent depuis 13 ans nous faire visiter leur pays.Les enfants sont contents de dormir dans une maison. Mercredi 13 août Petit tour au marché du quartier où nous découvrons la vie locale : le nez rempli des odeurs des fruits et légumes. Il y a même des petits poussins fluo (non Aloïs, nous n’allons pas en adopter un !). Puis nous partons vers Narli, fief de la famille Calhan. Nous commençons par une visite à la maman d’Ali. La réalité est dure : fin de vie à domicile, sans soins palliatifs, sans même une assistance médicale, ni soins infirmiers. J’accompagne Ali chercher une recharge de bouteilles d’oxygène indispensable à sa mère (comment faire sans voiture ?)Dans la famille de Guluzar, l’ambiance est aux retrouvailles familiales : tout le monde embarque vers Karamanmarac, chez la sœur aînée dans un petit village de montagne « Cokyasar koyu » au Kurdistan (en (rentrant dans la maison, une photo…un visage…une histoire : leur papa qui s’est fait tué en défendant sa famille lors du conflit turc/kurdes). Les femmes ont passé la journée à préparer le festin : brochettes de chèvre, salades, boulgour avec viande bouillie, légumes marinés, puis fruits et thé. Nous sommes accueillis à bras ouverts, au vrai sens du terme : les embrassades vont bon train. Sont présentes toutes les générations : de la grand-mère de 100 ans au bébé de 3 mois. Tous les anciens du village sont présents. Chaque soir, ils se retrouvent tous dans une des maisons du village. Nous testons les ballons à sculpter emportés à l’intention des enfants rencontrés. Malheureusement, la chaleur en fait éclater beaucoup, il faut gérer la frustration mais la joie est quand même au rendez-vous. Une des animations de la soirée : visite du camping-car (A ce propos, ceux qui cherchent un mode de financement pour un voyage peuvent compter sur une visite payante. Etant donné le nombre de visiteurs, il y a là un filon !!!) Puis nous partons écouter Ümit (le jeune frère de Guluzar) qui joue dans un groupe de musique Turque. Jeudi 14 août Ali se fait rouspéter par son père quand celui-ci apprend que nous avons dormi dans notre véhicule : il ne connaît pas le principe du camping-car. Et c’est reparti pour une petite visite, idem pour tout le voisinage… Aujourd’hui : shopping dans le bazar de Kahramanmaras où nous achetons le CD du groupe d’Ümit. Chaque achat est marchandé comme il se doit. Les aubergines, poivrons et courgettes séchés forment des guirlandes multicolores : c’est magnifique. On trouve des fontaines à chaque coin de rue : elles sont alimentées par les sources des montagnes environnantes. Des enfants équipés d’un pichet et d’un gobelet en fer distribuent de l’eau aux marchants. Nous dégustons les glaces qui sont la spécialité de la ville : neige de la montagne + lait de chèvre + pistaches : un pur délice (expression favorite de Théotime). Nous retournons à Narli histoire d’écouter Ümit qui joue de la musique pour un mariage. A défaut du mariage nous tombons sur une fête de henné (elle a lieu juste avant le mariage) tout se passe dans la rue. C’est de la famille de Guluzar (le kurdistan n’est-il pas une seule grande famille ?). Le repas est fini mais à peine sommes-nous assis que l’on nous apporte du çaçik, des pidès (sortes de pizzas), des mélanges de graines, du coca et même une bière bien fraîche pour Vincent…heureux.Nous étions venus à 8 dans l’espace, nous repartons à 10, en se serrant bien, on aurait encore pu mettre 2 ou 3 personnes (ils ne connaissent pas la prévention routière ici !). Une des tantes de Guluzar que nous avons ramenée nous offre un petit chat tricoté main… encore un cadeau.Nous dormons à Narli. Vendredi 15 août Nous allons visiter un cousin d’Ali (Mustapha, qui vit à la Baule) comme c’est la tradition car il a perdu sa maman il y a quelques mois. Les enfants sont heureux de pouvoir parler français avec d’autres enfants. Un repas est servi : tout le monde s’assoit par terre, autour d’une nappe. Un homme est aux petits soins avec nous, il finit par nous raconter qu’il a passé 4 ans à Nantes : il travaillait dans un restaurant puis a été expulsé car il n’avait pas de papiers… Après un passage à Narli, nous repartons vers Kahramanmaras visiter les parents de la femme d’un professeur d’ELCO (enseignement de langue et culture d’origine). Il donne des cours de turc aux enfants d’émigrés en France.Etant chez une famille musulmane : les femmes mangent par terre d’un côté et les hommes à table. Seules les jeunes femmes servent le repas : riz, poulet et cacahouettes, çaçik puis thé puis fruits puis glace avec gâteaux. L’hospitalité, ici n’est pas un vain mot.Ils ont passé 10 ans en France, les hommes travaillaient chez Citroën à Paris. De retour au pays, Suliman conduit des dolmus (j’ai appris encore beaucoup sur la conduite des bus, ça peut servir !!!).Les femmes gardent un bon souvenir de la France où l’une aurait aimé rester. Mais la proposition de l’aide au retour a été plus forte. Nous recevons encore des herbes séchées. Ils nous disent à l’année prochaine (on ne promet rien, ce serait exagéré…). Samedi 16 août Nous partons voir un lieu de pèlerinage Alevi (c’est une branche de l’Islam très présente chez les Kurdes). Une partie de la famille est arrivée tôt pour préparer le repas à partir des 2 chèvres et du mouton sacrifiés. Nous mangeons sous les arbres. Ce qui n’est pas mangé sera distribué dans le quartier. Ensuite, musique traditionnelle réunissant toutes les familles présentes. Retour à Narli où Guluzar avait prévu un tour de carriole : ici elles servent de taxi populaire, pour ramener les courses du marché notamment. Pas d’arrêt, pas d’horaires alors nous attendons…en face d’un magasin, alors on nous prête des chaises et après un « certain temps » voilà notre cheval qui arrive.La patience s’apprend, n’est-ce-pas les enfants !!! Nous devenons l’attraction du village, c’est nous qui sommes pris du coup en photo.Soirée chez les voisins à Gaziantep. Nous sommes ravis par ces rencontres aux multiples couleurs et riches en échanges. Dimanche 17 août Réveil très matinal (6 h) départ pour Elbistan, au cœur du Kurdistan.En chemin, Ali embarque son père qui est originaire de cette région (cette sortie lui fera le plus grand bien après 6 mois auprès de sa femme malade). Nous sommes accueillis chez Hasan et Hatun (cousin et cousine) qui n’ont été prévenus qu’hier soir de notre visite (Nous observons qu’en Turquie, rien ne prévoit à l’avance, tout est spontané…). Là aussi, la convivialité est au rdv, nous aidons à préparer le repas. D’autres femmes arrivent aussi pour aider.Puis nous partons vers leur village de montagne bien perché au point de manquer de s’enliser, le camping-car a du mal hors des sentiers battus mais ça passe...pas de panique, nous avons tout prévu (n’est-ce-pas, Jacques !)A l’approche du village, la présence militaire est bien visible.Un village où nous rencontrons des kurdo-bordelais et un kurdo-parisien venus respirer l’air pur de la montagne. Cueillette d’abricots, Hassan va chercher du miel dans ses ruches, nous puisons de l’eau à la source.Soirée et nuit dans un décor et une atmosphère splendide à l’autre bout du monde. Lundi 18 août Nous partons dès 7 h pour le village d’Ali. Avant d’atteindre le point de départ, ça grimpe toujours … Le pare-choc n’a pas aimé en traversant une tranchée … ça pèse à cul !!!Nous essayons de trouver un moyen pour le père d’Ali : un vieux tracteur ferait bien l’affaire mais plus d’essence.Pas de chance, aucune monture (cheval, âne) non plus, alors nous partons à pied.En route, Ali nous raconte l’histoire de la région : pendant la guerre (de 78 à 94) entre le PKK et les turques, les Kurdes ont été chassés de leurs maisons car on leur reprochait de nourrir les hommes du PKK. Les maisons ont été détruites pour empêcher tout retour. Ali nous montre des tas de pierres « ici, il y avait 40 maisons, ce pré était un jardin cultivé, il y avait plein de monde. Aujourd’hui, tout est mort ». Seul quelques troupeaux avec bergers occupent maintenant la montagne. Au retour, Ali nous dit qu’un berger l’avait informé que des hommes du PKK sont encore dans les montagnes et viennent s’alimenter chez lui. On apprécie d’avoir l’information que maintenant…idem pour le nom du site visité « yilan ovasi » signifiant « maison des serpents ».Imaginez le décor : le berger a proposé aux gars de monter son cheval et nous a même offert un thé « 100% bio » (sa seule boisson pendant ses 4 mois en montagne). Au bord du chemin, Ali montre les herbes comestibles, celles qu’ils ramassaient plus faire du foin (ici, l’hiver, il y a 2 mètres de neige, mieux vaut faire des réserves), de la gomme pour faire des chewing-gums, le thé de montagne…Depuis 3, 4 ans le régime s’est assoupli, les kurdes reviennent s’installer dans les montagnes, reconstruisent des maisons, quant à récupérer leurs terres, c’est une autre affaire. Plusieurs ont intenté des procès contre le gouvernement ou contre d’autres familles (depuis 8 ans pour les parents de Bayram). Ali nous avait parlé de 15 Kms pour rejoindre son village, à la finale, on s’approche des 30 kms. Les gars ont été résistants même si ça rouspètait au retour. Leïla était restée avec sa copine, Séfat et sa maman Guluzar.Retour à Gaziantep pour une soirée-repos. La douche fut appréciée par tous après ce périple en montagne. Mardi 20 août Lever cool … Lessives le matin et coupe de cheveux chez coiffeur local, c’est un rituel lors d’un passage en Turquie.Visite de Ganziantep en dolmus : son château, son hammam, sa mosquée, ses vieilles rues avec des artisans « sculpteurs sur cuivre ». On craque pour une œuvre d’art mais aussi pour les spécialités : baklavas et pistaches (c’était pour faire plaisir aux enfants !!!).Nous prenons un pot dans un vieux hammam reconverti en café, décor hors du commun.Soirée film pour les enfants restés chez les amis et resto en tête à tête, pour nous. Après du 24h/24 avec les enfants dans l’espace restreint du camping-car, même si on les aime beaucoup, ce moment nous fait un « bien fou». Mais pour arroser nos 16 ans de mariage, c’est loupé : aucun alcool en vente : la Turquie est le pays de la sobriété. Publié à 09:44, le 21/08/2008, Gaziantep Mots clefs : paysages fantastiquesMercredi 6 août Route vers la CappadoceLa route est plutôt belle : constat que les infrastructures routières en Turquie sont plus récentes qu’en Bulgarie. L’économie semble en expansion de par les constructions multiples, une agriculture plus développée et un commerce florissant ce qui démontre le dynamisme du pays. On arrive à temps à Göreme pour visiter le musée de plein air : c’est magnifique. Une multitude de petites églises creusées dans la roche et décorée de peintures datant du Xème ou XIIème siècle.
Avec le soleil qui décline, les vallées et cheminées de fées prennent des teintes splendides. Jeudi 7 août La moitié de la journée est consacrée à la mise à jour du blog. Puis nous visitons Göreme avec notamment son cybercafé où le personnel parlait français. En s’éloignant du centre très touristique, on trouve des petites rues avec maisons troglodytes.
Puis, plus haut, une vue superbe sur la vallée rose, chaque village a ses panneaux solaires comme une avancée sur l’Europe. Resto pour goûter la spécialité du coin : la poterie kebab (viande et légumes cuits dans une poterie fermée, qu’il faut casser pour manger). Vendredi 8 août Nos voisins de camping, Françoise et Karl, après un vol en montgolfière partent pour le bord de mer. Nous, nous continuons en Cappadoce par la visite d’une ville souterraine : à Derinkuyu. Une ville, pouvant accueillir 10 000 personnes est creusée dans la roche, sur 8 étages : cela va de l’Eglise (tout en bas) à l’étable (tout en haut). L’aération est ingénieuse et efficace. Le système de sécurité aussi : de lourdes pierres de meule se roulent et barrent le passage d’éventuels assaillants.Dehors les femmes vendent les petites poupées de chiffon qu’elles fabriquent.Nous partons ensuite pour Belisirma, dans la vallée d’Ilhara, d’où nous comptons partir demain pour randonner dans cette même vallée.Nous croisons un camp de nomades, nous les saluons et échangeons quelques sourires. La gentillesse de la population est perceptible.La descente au camping se fait par une route pavée, à pic et étroite, à travers le village : ça passe juste. Nous demandons plusieurs fois si cette route nous conduit bien à bon port. On nous indique toujours avec un grand sourire la direction, un veau nous guide même jusqu’ au camping.Contents d’être arrivés… Le soir, nous mangeons dans une hutte traditionnelle (pieds nus sur les tapis et assis sur des coussins au sol) sur la rivière. Samedi 9 août Changement de programme (Leïla est malade) seuls Marie et Aloïs partent en randonnée le matin. Dans un décor magnifique : la rivière a creusé la roche au point d’être maintenant encaissée au fond d’un canyon, avec les falaises à pic de chaque côté. Nous apercevons des geais, des rapaces dont un qui nous semble bien être un vautour. De chaque côté de la rivière, de petites parcelles sont irriguées. Des paysannes y cultivent des légumes, à l’ombre de grands arbres.L’après-midi, la santé permet à toute la famille de visiter la partie de la vallée d’Ilhara où sont creusées des églises. Mais leur visite se mérite : il faut escalader des pentes abruptes. On est récompensé par la beauté des peintures vieilles de plus de 1000 ans. Des inconscients y ont gravé des graffitis,… Les gars en profitent même pour se rafraîchir les pieds dans la rivière fraîche : ça tousse se soir. On a pris un pot, au milieu de nulle part, le coca fait son œuvre contre la gastro de Leïla. Soirée-bol de riz ; les gars jouent la solidarité…Ambiance de fête dans le village d’à coté (feux d’artifices et musique très bruyante, ça ne change pas des autres soirs, ils ne s’arrêtent que pour laisser chanter le muezzin) Publié à 09:13, le 21/08/2008, Parc national de Göreme et sites rupestres de Capp Mots clefs : la mer noireSamedi 2 août Passer de la mer méditerranée en Grèce à la mer noire au nord de la Turquie, quel périple d’autant qu’entre les 2, il y a la douane … et pas moins que 4 points de contrôles … 2h30 d’attente, restons cool. Quand ils vérifient les passeports, les douaniers demandent à voir la tête des enfants (qui sont à l’arrière) et retrouvent le sourire quand ils les aperçoivent. La conduite des automobilistes est de plus en plus éloignée des normes européennes. Nous passons à la hauteur d’Istanbul. Nous avons décidé de faire, aussi, l’impasse sur cette ville (Vincent et moi connaissons, les enfants reviendront sans leurs vieux !!!). Les passages aux péages d’autoroutes sont des grands moments : un vrai spectacle : il y a ceux qui se sont trompés de route et qui veulent déplacer les barrières pour retrouver le droit chemin, ceux qui veulent doubler et qui se font allumer par les autres, les vendeurs d’eau fraîche,… Nous traversons le Bosphore par le pont Fatih et nous sortons de l’Europe et rentrons dans l’Asie : voyage … voyage.
1er ressenti de la Turquie : des drapeaux à perte de vue comme un esprit de fierté de revendiquer leur identité nationale ; cela nous renvoie à l’histoire de ce pays (les nombreuses invasions, le rôle clé d’Ataturk dans l’indépendance et le choix de transférer la capitale d’Istanbul à Ankara…voir vos livres d’histoire pour en savoir +). Nous prenons la route de la mer noire, histoire de rétablir la contracture musculaire qui nous guette à force de regarder à droite (n’est-ce pas Olivier). A Sile, grâce à l’aide de jeunes hommes, nous trouvons le chemin d’un camping qu’ils nous annoncent comme « a very good camping ». Encore une fois nous avons peur de tomber dans le luxe. Que nenni, sans eau chaude ni portes qui ferment, les douches n’ont pas vu l’ombre d’un produit ménager depuis… au moins ça. Faute d’avoir pu faire des courses, nous fêtons nos 4000 premiers kilomètres avec les moyens du bord. C’est samedi soir, le volume de la musique sur la plage est au maximum. Bonne nuit quand même. Dimanche 3 août Nous partons pour une baignade dans la mer noire (noire comme la couleur du bonheur selon eux). Du camping, traversée d’un canal par « un bac » (comme celui d’Indret en moins grand) pour rejoindre la plage.
Nous traversons des dunes recouvertes du lys sauvages blancs : c’est magnifique.
Théotime revient plus vite qu’il n’est parti : elle est gelée.
C’est vrai qu’elle n’est pas plus chaude que par chez nous au mois de mai. On n’avait plus l’habitude.
Pourtant la plage est bondée : les stambouliotes viennent y passer le week-end. Nous sommes loin des plages pour touristes. Les costumes de bain sont des plus variés : cela va du bikini-service minimum à la combinaison intégrale avec capuche et l’inter génération est à l’heure du pique-nique du dimanche dans une ambiance sympa.
Les enfants sont très motivés pour aller visiter la ville… à la recherche d’un cybercafé (nous apprécions avec intérêt tous vos messages sur le blog, tant mieux si ça invite « au voyage »). Premier restau turc avec vue sur la mer depuis le haut de la ville. La mosquée est splendide mais la visite est courte pour cause de prière.
Nous contemplons au passage les vieilles maisons toutes de bois vêtues, spécifiques à la région. Retour par la plage jusqu’au camping : comme l’annonçait le guide, les citadins d’Istanbul venus pour le WE étaient repartis laissant la plage dans un état…les locaux doivent appréciés.
Publié à 11:00, le 7/08/2008, Mots clefs : au revoir la greceVendredi 1er août
Nous décidons de visiter quelques vestiges avant de quitter la Grèce. Nous demandons notre chemin dans une boutique d’un petit village. Un livreur nous propose de le suivre : il va au même endroit. Mais il y va en livrant. Nous entamons donc la tournée des épiceries de village… Pour arriver enfin au site de Maronia, en travaux. Nous apercevons les restes d’un théâtre. On fera mieux la prochaine fois. Nous avons fait le choix de rester au nord-est de la Grêce car nous sommes attendus en Turquie et les enfants ne sont pas insensibles aux 3500 kms déjà parcourus en 4 semaines. Alors, on n’en rajoute pas d’autant qu’ils reviendront peut-être sans nous à Athènes (région que nous avons déjà visité). 17 h : nous nous arrêtons dans la dernière ville grecque avant la frontière. Notre emplacement est au bord de la plage : la baignade du soir s’impose... Une nuée de libellules géantes fait la chasse aux moustiques. Nous pouvons manger tout le repas du soir dehors, sans une seule piqûre de moustique : exceptionnel. Merci les libellules.
Le coucher fut rythmé, là-aussi par un concert (imaginez la surprise de Théotime en écoutant Tokio Hotel à l’autre bout de l’Europe). C’était bien comme surprise mais ça l’a « un petit peu énervé » au coucher.
Publié à 10:56, le 7/08/2008, Grèce Mots clefs : Pause grecqueLundi 28 juillet Un peu bruyant le camping et surtout sans machine à laver. Là, il y a urgence. Nous partons donc vers une nouvelle destination après pause cyber-café et courses. Premier sandwich grec. Nous essayons de discuter avec les deux serveuses : une grecque et une albanaise. Elles s’intéressent beaucoup aux enfants. Nous apprenons à dire epharisto. Après avoir croisé des marais salants méditerranéens (mais comment font-ils sans les marées ?) nous arrivons dans la petite ville de Fanari. Il y a un camping avec machine à laver : le bonheur. La plage ne vaut pas celle que nous venons de quitter mais étant donnée « l’odeur de chien mouillé » qui règne dans la salle de bain, nous privilégions cet endroit.
Journée détente pour Leïla qui s’adonne aux dessins d’animaux pour les frangins. Théotime reprend la guitare et Aloïs la lecture après qq jeux de ballons et badminton entrecoupés des pliages de linges. Et oui ! Nous, pendant ce temps ; on se repose…on est en vacances !!!
Jeudi 31 juillet Après deux jours de remise à flot du matériel et des personnes, nous entreprenons une virée vers la bourgade voisine, par la plage et les rochers : l’aventure bien sûr à pieds, c’est plus pratique. Petit restau de poisson dans ce port de pêche et de plaisance, avec vue sur l’île Thalos : on a connu pire !!!
Le soir, nous regardons les visiteurs, sur fond musical : dans le camping voisin, il y a une soirée folklorique, c’est à 5OO m et nous avons l’impression que c’est à 10 m. Nous décidons d’y aller (à 23 h) mais l’accès est fermé. Tout le monde se met aux boules Quies.
Publié à 10:51, le 7/08/2008, Kavala Mots clefs : traversee de la Bulgarie
Dimanche
27 juillet Nuit bruyante entre les autochtones qui se couchent tard et se lèvent tôt et la route remplie de camions… mais le « dobro dan » du matin fut original : le garçon serbe est venu nous présenter son hérisson. La relation « sans langage » s’établie bien de par le jeu. Après un « hvala », direction la Bulgarie. Une nouvelle rentrée dans l’Europe, et quelle Europe : routes avec pavés comme périphérique de la capitale SOFIA…pas pratique ! Rapidement, l’agriculture intensive rappelle la politique de la PAC mais avec peu de matériel, les chevaux et même les ânes sont sur les routes heureusement signalés par des panneaux… c’est bien de prévenir !!! L’Europe semble, par contre, bien présente dans les délocalisations des industries automobiles même un dimanche. Tout fout le camp …mes braves gens !!! En Bulgarie, nous croisons régulièrement des roms : une petite fille nettoie notre pare-brise à un feu. C’est un peu haut alors elle lave surtout le capot… Cela mérite une récompense, tout de même !!! De nombreuses pompes « otogaz » en vue, on aurait dû prendre notre voiture GPL. Certes, cela ne serait pas très pratique pour le couchage mais à 1E30 voir 1E50 le litre de dizel ; merci les multinationales… Sortie des Balkans après 2 semaines, constat que cette région est peu visitée à l’image d’un seul guide trouvé en France. Cela vaut pourtant le détour… Puis nous arrivons en Grèce. Le passage de la frontière n’est pas encore à l’européenne entre la Bulgarie et la Grèce, c’est pourtant l’Europe.
A 19h, nous retrouvons la mer méditerranée devant nous (température 30°, 15°de+ en 5h) ; la même que celle de Croatie mais de l’autre côté.
Nous sortons la carte de Grèce calibrée par mes soins (Marie) et l’antenne GPS : ça marche mais notre position correspond à un point dans la mer : il y a comme un problème… (au secours, Jacques !!!) Pas de panique, après avoir traduit « les indications en grecque » d’une dame, un camping est en vue. Yaouh !!!
la baignade fut bien appréciée à la tombée de la nuit avec un apéro sur la plage pour conclure. Que du bonheur !!!
Publié à 10:43, le 7/08/2008, Bulgarie Mots clefs : traversee de la serbieSamedi 26 juillet La Serbie … sa douane : 1er pays où un policier « visite » le camping-car. L’étonnement des enfants en voyant ce co-habitant !!! A priori, pas de clandestins, ni de drogue en vue… Traversée du pays : constat d’une industrie plus florissante, d’une agriculture plus mécanisée, de grandes habitations plus récentes et l’utilisation de vélos, de cars comme si le geste « écologique » semblait ancré dans les mentalités malgré les décharges de déchets en plein air. Il faut dire qu’à 1E20 le litre de gazole avec un salaire moyen de 300E, il s’avère difficile d’avoir une voiture. A cela, des panneaux indiquent régulièrement une carriole tirée par un cheval ce que nous croisons aussi régulièrement ainsi que des tracteurs en centre ville.
Lors d’une pause, un monsieur vient nous parler. Il veut nous aider à trouver notre chemin (même si nous ne sommes pas perdus !!!). L’album photo (notre passeport familial) nous aide à communiquer d’autant que la France semble « encore » bien appréciée.
Imaginez aussi les femmes tout habillées de noir avec un fichu sur la tête à œuvrer au quotidien et des générations d’hommes assis devant leur maison (c’est un homme qui vous le dit avec ses 7 mois de congé « sympathique » !!!). La traversée est calme et nous invite à répondre au camping serbe juste avant la frontière de Bulgarie. Un vrai camping à la ferme avec « au surprise » un panneau du sentier des daims de Frossay et oui !!! j’ai bien dit de Frossay en Loire-Atlantique. Cela rappellera une bonne bouffe à la famille Tallio et une visite aux résidents et collègues de la Montagne (en réponse aux messages, mon poignet va mieux : pas besoin de plâtre, un bandage semble suffisant…pas le temps d’aller à l’hôpital !) Malgré les efforts de Théotime (le seul à maîtriser l’allemand à bord, un peu compris en Serbie), ce panneau à 3000 kms du parc animalier restera une énigme mais le n° de téléphone commence bien en 02 40… sûrement pour réserver !!! Entre le matin et le soir, notre regard de la Serbie a évolué. Ce camping et resto où nous nous retrouvons les seuls « certes bien accueillis » par un garçon partageant son ballon avec les gars et son père qui se ré-essaye aux français en souvenir de ses cours d’enfance (enfin d’après ce que l’on comprend) nous invite à vous y convier et dépasser nos préjugés…
Publié à 10:36, le 7/08/2008, Mots clefs : Commentaires
Merci a tous ceux qui nous ont laisse des messages depuis le debut.
Pouvez-vous juste signer vos messages, merci d'avance. Desoles pour l'ordre anarchique des articles mais on n'arrive pas a faire mieux. La famille tallio-charrier
Publié à 02:15, le 7/08/2008, Mots clefs : cevapiet que manget-on en Serbie ...
des cevapi pour changer... avec un vin rouge presque sucre...bof Publié à 01:58, le 7/08/2008, dans gastronomie, Mots clefs : suite du jeuBravo a sylviane et Nadege (collegues de Vincent) pour Mr Eiffel comme constructeur du pont (Il etait ingenieur et non architecte - merci Bruno tu as failli gagner) et pour la stele. Les cımetıeres musulmans en sont remplis Publié à 01:52, le 7/08/2008, dans grand jeu du voyage, Mots clefs : la cappadoceMercredi 6 août Et oui ! déjà 1 mois de voyage avec ses 4000kms, on a pris le rythme et on sera bien au rdv chez nos amis (Ali et Guluzar) à Gazi antep (frontière de Syrie) d’ici quelques jours. Leïla est impatiente de revoir sa copine, Séfat.La vie à bord s’organise avec ses tournées de vaisselle, lessives. La cohabitation se vit bien malgré des « réglages » entre jeunes et moins jeunes mais nos enfants restent bien des enfants même grands.
Départ pour la Cappadoce, région merveilleuse de Turquie : fermez les yeux et imaginez des cônes appelées « cheminées de fées » à perte de vue. A la suite d’une intense érosion, le sol s’est désagrégé donnant au paysage un aspect singulier avec des colonnes, des tours, des aiguilles atteignant 30m. Le paysage change en fonction de la lumière ; la visite du musée de plein air en fin de journée fut un délice d’autant que nous avions échappé aux troupeaux de « touristes en car ».
Au retour au camping, retrouvailles avec nos 2 voyageurs de Montpellier autour d’un apéro « venté ».
Publié à 01:41, le 7/08/2008, Parc national de Göreme et sites rupestres de Capp Mots clefs : la capitaleC’est parti pour Ankara. Le début de la route est une horreur, tout en virages, creux et bosses. A l’arrière, les teints virent au vert. Heureusement, ça s’arrange ensuite.Nous sommes bien contents d’arriver enfin sur l’autoroute.Des images qui réconfortent sur la nature humaine.
Les filles visitent le musée des civilisations anatoliennes. Il balaie du paléolithique à la période byzantine : très intéressant. Pendant ce temps les gars approfondissent la civilisation contemporaine, dans les zouks (l’ambiance du moment pourtant + cool que les souks égyptiens, invitent les gars à me –Vincent- serrer les mains comme une envie de se rassurer…cela n’empêche pas leurs envies d’achats).
Publié à 01:24, le 7/08/2008, Ankara Mots clefs : on the road againVendredi 25 juillet
Dobro dan ! Lever cool au camping… nous faisons un footing dans la banlieue avec découverte d’un parc aux multiples lacs dans une brume digne d’un film. Au revoir Sarajevo ! Devant la persistance du mauvais temps, nous abandonnons l’idée de visiter les alentours de la ville. Nous ne sommes pas fâchés d’avoir emmené les cirés et les chaussettes (nous avons perdu 15 degrés en 2 jours) Nous reprenons la route vers la Grèce avec des odeurs de linge mouillé (hum !). Vivement le soleil. Nous partons en direction de la Serbie. En sortant de Sarajevo, nous passons de la fédération Bosnie et Herzegovine à la République Serbe de Bosnie (vous suivez…) et constatons un territoire plus riche de part les routes « moins chaotiques », les élevages d’animaux, les industries du bois et de briques… comme si la Serbie voisine alimentait cette région de Bosnie. Tous les panneaux sont écrits en cyrillique. Nous traversons des paysages magnifiques : gorges ou collines. Nous arrivons à un tunnel en sens unique de 3 m 5O de hauteur (ouf le camping-car fait 3 m 30) et guerre plus large que lui.
Puis voici notre premier contrôle : un policier nous arrête et nous demande passeports et permis de conduire. Dans un mélange de Serbe, d’Allemand et d’Anglais, il nous fait comprendre que nous nous sommes trompés de route et que si nous continuons, nous aurons 25 kms non goudronnés et de nombreux tunnels. Nous faisons donc demi-tour. Merci monsieur l’agent. Après une pause dans une auberge de montage où la patronne essaie de nous parler en français, Vincent reprend la conduite (le poignet est moins douloureux) ouf. Nous arrivons à Visegrad, dernière ville avant la frontière serbe.
Nuit sur un parking avec vue sur le joli pont datant de 1571.
Publié à 02:22, le 28/07/2008, Bosnie-Herzégovine Mots clefs : jeuToujours pas de bonne reponse a notre jeu, on attend toujours le gagnant. On vous envoie deux nouvelles photos, peut-etre plus facile...
D'apres vous quel architecte a construit ce pont a Sarajevo ?
C'est tres serieux mais qu'est ce que c'est ? Publié à 02:10, le 28/07/2008, dans grand jeu du voyage, Mots clefs : visite de la capitaleMardi 22 juillet Evènement en soirée dans un resto de Sarajevo : une ambiance fébrile, remplie d’émotions, semble envahir le serveur à l’écoute des infos. Nous déchiffrons que le bourreau « de la guerre en Bosnie » vient d’être arrêté en Serbie… Le visage de Karadzic est méconnaissable, Marie ne le reconnaît pas… cela nous rappelle Saddam Hussein.
Mercredi 23 juillet
Nous avons compris pourquoi la Bosnie était aussi verte ! Il pleut.
On profite d’une petite accalmie pour partir visiter la ville. Jolies mosquées et églises : c’est que ce qui est le mieux restauré. Le centre commerçant de la vieille ville nous rappelle les souks, il date du 15ème.
La visite de Sarajevo nous replonge dans cette émotion collective en observant les Bosniens lire dans la rue l’évènement de la veille. Nous comprenons le soulagement qu’ils ressentent 13 ans après avoir résisté « au siège de Sarajevo ».
Le trajet en Tramway (d’époque !) traversant l’artère « des snipers » provoque avec les enfants un nouvel échange d’autant que Amir, lundi, avait évoqué le tunnel creusé sous l’aéroport durant les 4 ans de guerre pour communiquer avec l’extérieur…
Nous croisons aussi un cortège funèbre : les hommes se passent le cercueil dans un silence rempli de recueillement. Nous sommes dans une ville à 90 % musulmane et pourtant les tenues vestimentaires sont des plus occidentales, très peu de voiles. Au cybercafé (encore hvala "merci" pour tous les messages), nous rencontrons Clément et Colinne (de la région nantaise) qui effectuent un long périple en vélo. Encore une expérience riche en échanges autour d’un pot dans la vieille ville de Sarajevo.
Arrivant de Serbie, ils nous racontent leur aventure de l’avant-veille. Chez un hôte serbe, Clément demande si le portrait accroché au mûr est celui de son Père ; ce qui s’avère être celui de Karadzic… Constat que le nationalisme reste bien présent Publié à 01:51, le 28/07/2008, Sarajevo Mots clefs : gastronomieOn a decide de vous faire saliver en vous montrant des photos des specialites que l´on deguste dans chaque pays
Champignons, brochettes et pizzas a Jajce
Čevapici a Sarajevo
Publié à 03:39, le 23/07/2008, dans gastronomie, Bosnie-Herzégovine Mots clefs : sarajevoLundi 21 juillet
Nous abordons une des principales dimensions de notre voyage : les contacts avec les antennes de partage. DUGA signifiant arc-en-ciel est une association des citoyens unis pour mener des actions communautaires. Rencontre avec l’équipe pluridisciplinaire, le matin, qui nous a expliqué la prise en charge thérapeutique, sociale et éducative des enfants présentant des besoins spéciaux (handicaps physiques, mentaux ou troubles du comportement et du langage provoqués notamment par les années de guerre où enfants et parents ont dû « se taire » dans les caves) et l’intégration de ces enfants dans les écoles. Echanges enrichissants …
La notion « besoins spéciaux » semble avoir été bien réfléchie pour exprimer la personne à handicaps. Cela me rappelle notre réflexion collective à Sésame-Autisme lors de l’écriture du projet de service (document que je leur ai remis, d’ailleurs). Au passage ; je remercie Laurence et Morgan pour leurs messages et souhaite une bonne reprise aux résidents et collègues juillettistes et de bonnes vacances aux aoûtiens.
Puis nous partons chez Meliha, notre filleule, avec quelques membres de Duga. Elle habite dans une cité HLM. Nous arrivons dans son appartement, elle est timide, reste en retrait. Son frère de 3 ans prend beaucoup de place, il présente de graves troubles du comportement. Dragica nous explique qu’il a accaparé toute l’attention de sa maman et qu’elle n’a pas pu consacrer suffisamment de temps à Méliha qui en a souffert. Grâce au travail avec Duga, la maman tente de rétablir l’équilibre, d’autant qu’elle assume seule l’éducation des enfants.
Nous
fêtons les 7 ans de Meliha en lui offrant un cadeau. Le jeu devient un moyen de
communication. Théotime joue avec Merzet (le petit frère) ce qui nous permet de
consacrer du temps à Meliha.
Nous essayons d’échanger avec la maman. Nous sommes impressionnés par son courage, la disponibilité et l’affection qu’elle manifeste à ses enfants malgré le comportement envahissant de Merzet. Elle nous dit que notre plus grande richesse, ce sont nos enfants. Nous nous sentons tout petits.
Après-midi, avec Amir de DUGA, qui nous accompagne dans la découverte de la capitale.
Une occasion de poursuivre notre échange sur la Bosnie en complément des lectures de guide qui nous ont semblé succinctes. Pour votre info, si nécessaire, les accords de Dayton signés en 95 pour établir les bases géopolitiques de la paix orientent, 13 ans après, la Bosnie vers une impasse : à savoir, le découpage du territoire en 2 entités et un district (fédération de Bosnie-Herzégovine, république serbe de Bosnie et district de Brcko) avec chacun un gouvernement autonome ; le tout chapoté par une présidence collégiale. De plus, le pays est réparti en 13 cantons ayant une gouvernance indépendante avec le pouvoir de définir une politique autonome notamment en terme d’éducation. Cela ne favorise pas une cohésion et une identité nationale. A cela, s’ajoutent 3 langues officielles, un taux de 42% de chômage, plus d’un tiers de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté… Les propos des professionnels de DUGA ne semblent pas être optimistes quant à une intégration dans l’Europe malgré la signature d’un accord en 2005 : constat effectivement établi de part une comparaison des territoires de la Croatie et la Bosnie. Publié à 03:24, le 23/07/2008, Sarajevo Mots clefs : parrainnage, Duga, partage Bosnie...Samedi 19 juillet
Nous profitons de ce petit coin de verdure, de la proximité du lac, de la machine à laver et du la connexion internet.
Dimanche 20 juillet Petit déj’ avec Valentin « l’homme à vélo ».
Nous partons ensuite à la découverte de notre première ville Bosnienne : Jayce. Une forteresse du 15ème, des mosquées de la même époque, une autre en construction, des maisons typiques, entièrement reconstruites, d’autres en ruine. Bref une page d’histoire à ciel ouvert.
Bien apprécié, aussi, le resto aux menus copieux et « pas chers ». Côté température, ça grimpe : + 10° aux environs de 35-40°. Pause rafraîchissante dans un cybercafé, nous avons bien reçu et apprécié les commentaires sur le blog : cette interaction fait plaisir.
Nous terminons la visite par les chutes de la Pliva, classées par l’Unesco et une petite baignade pour les gars.
Puis direction Sarajevo, 2h de route en perspective qui s’avère 3h 30 à la finale… de part les routes bosniennes de montagne : ça chante derrière, les enfants.
Mais une autoroute est annoncée (la seule sur la guide) à l’arrivée. Mais l’autoroute du « guide » est en travaux avec des tronçons à 80 – 60 et même 20 Kms/H.
SARAJEVO se dessine à l’horizon : entrée émouvante avec des flashs plein la tête. 1995 nous semble pas si loin que cela et le « décor des maisons et des infrastructures » nous renvoie à cette période mouvementée. Grâce aux indications de Dragica (de Duga), nous trouvons rapidement le camping : ouf.
Publié à 03:14, le 23/07/2008, Jajce Mots clefs : Arrivee en BosnieVendredi 18 juillet
Nous quittons la Croatie pour aller à la découverte de la Bosnie Herzégovine. Devant la campagne verdoyante et paisible, il est difficile d’imaginer que le pays ait été le théâtre des affrontements sanglants que l’on sait, de 92 à 95. Les villes ressemblent à de vastes chantiers de reconstruction. L’agriculture est d’un autre âge : les meules de foin fleurissent dans tous les champs, les charrettes sont tractées par des chevaux, pour le plus grand bonheur d’Aloïs. Les premiers minarets font leur apparition. Nous tombons par hasard sur un petit coin de paradis : un camping tout neuf et désertique au bord d’un lac : le lac de Plivska. Il y a même une machine à laver, nous décidons de rattraper le retard pris côté linge : la petite calor a pris une coup de chaud ( !!!) dès la troisième tournée. Apéro avec un Français « sur son vélo » ce qui épate les enfants… peut-être des idées de voyager « autrement » pour demain. Une occasion d’évoquer « Partage » d’autant que notre co-locataire de camping nous vient de la région parisienne. Puis, 1er resto bosnien à la hauteur de nos attentes culinaires comme énoncées dans le guide. Publié à 03:09, le 23/07/2008, Jajce Mots clefs : Texto
Certains d’entre vous l’auront remarqué : nous avons eu une petite crise Texto au moment du départ. Ça occupait les enfants pendant la route, ils avaient même appris à leur papa comment en écrire. C’était sans savoir que SFR surfacturait ce genre de prestation. Nos excuses à tous ceux qui ont vu leur crédit diminuer à cause de nous
Publié à 03:07, le 23/07/2008, Mots clefs : { Page précédente } { Page 1 sur 2 } { Page suivante } |
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