la capitale
C’est parti pour Ankara. Le début de la route est une horreur, tout en virages, creux et bosses. A l’arrière, les teints virent au vert. Heureusement, ça s’arrange ensuite.Nous sommes bien contents d’arriver enfin sur l’autoroute. Déjeuner dans un routier. C’est pas terrible mais les serveurs sont aux petits soins.La recherche d’un camping sur Ankara est fastidieuse, en fin de journée, c’est dur. Ouf on y arrive. L’accueil, comme à chaque fois est chaleureux. La piscine promise par le guide du routard est hors service. Mais il y a un cheval que l’on peut monter et des chiens, canards, poussins pour le plus grand bonheur d’Aloïs. Mardi 5 juillet Nous optons pour les transports en commun (d’après expériences, lieux de rencontres) pour partir visiter Ankara, après une discussion avec le monsieur du camping :- où prend-on le bus pour Ankara ?- là haut, sur la route.- A quelle heure il y en a ?- Tout le temps(nous sommes à 12 kms d’Ankara et pas d’arrêt de bus, ni horaires ; les enfants découvrent une autre manière de vivre à un autre rythme)Et en effet un dolmus (petit bus d’une quinzaine de places) arrive au bout de qq temps et s’arrête en nous voyant au bord de la route faire des signes. C’était le bon, il nous a bien emmené dans le centre d’Ankara, super. Dans le bus les gens se lèvent pour nous laisser leur place sans nous laisser le choix. Il faudra que l’on insiste pour laisser la place des garçons à un grand père. Ils veulent communiquer malgré le barrage de la langue : le sourire est communicatif. Pour payer les gens se passent l’argent jusqu’au chauffeur, puis la monnaie fait le chemin inverse : nous avons des leçons à tirer de cette confiance collective.Le côté mécanicien automobile enfoui de Vincent ressort : il tombe en extase devant une authentique R 12 break d’époque… Dans les rues, quand nous demandons notre chemin, souvent les gens laissent ce qu’ils sont en train de faire pour nous accompagner vers l’endroit que nous demandions, avec force de « welcome in Turkia.
Des images qui réconfortent sur la nature humaine.
Nous commençons la visite d’Ankara par la citadelle (imaginez en 1925, une petite ville devenir capitale. Des maisons furent construitent « en une nuit » cotoyant maintenant des immeubles avec une densité d’habitat même à flanc de montagne). Entre les murs d’enceinte, de vieilles maisons à colombages. Quelques unes sont rénovées mais la plupart sont dans un sale état. Quelques panneaux solaires apparaissent.
Les filles visitent le musée des civilisations anatoliennes. Il balaie du paléolithique à la période byzantine : très intéressant. Pendant ce temps les gars approfondissent la civilisation contemporaine, dans les zouks (l’ambiance du moment pourtant + cool que les souks égyptiens, invitent les gars à me –Vincent- serrer les mains comme une envie de se rassurer…cela n’empêche pas leurs envies d’achats).
 Pause déjeuner dans une « cantine »merveilleusement décorée par une fresque de faïences (cela ma rappelle les œuvres réalisées par les résidents en atelier à la Maison-Sésame). Le baklava est digne de ce nom.Puis nous marchons (croisant un cheval et sa carriole…en pleine capitale cela surprend) jusqu’au mausolée d’Ataturk : le père de la nation. Monument grandiose avec un musée sur l’histoire de la Turquie, à la mesure de la vénération que les turques réservent à ce Père fondateur. Les Arméniens ne partagent pas ce sentiment. Nous prenons un bus pour retourner à la gare centrale grâce à un jeune homme qui nous aide même à acheter nos tickets. Puis nous loupons l’arrêt pour descendre ; cela aurait trop beau !!! S’en suit une galère où il faut marcher et demander 36 fois des renseignements : no problem…19 h : nous montons enfin dans le « bon bus » enfin, nous l’espérons. Nous sommes fourbus, Théotime s’endort même dans le bus. Les enfants ont été cool pendant ce moment compliqué sous 40°.Ils sont récompensés en faisant un petit tour de cheval au camping.Nous mangeons au camping un repas délicieux dans un décor magnifique : on l’avait bien mérité.
Publié à 01:24, le 7/08/2008, Ankara Mots clefs :
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